NOS REACTIONS AU PLU DE VILLERS
Remarques générales
ü Pas de cohérence dans la gestion des différents PLU, pourtant de compétence communautaire : dates de révision différentes, politiques différentes sur la forêt (classée sur Villers mais pas sur Vandoeuvre), sur la gestion des espaces naturels, sur la gestion des espaces déjà urbanisés, sur l’approche de
ü Incohérence des politiques suivies dans les différents PLU de l’agglomération : d’un côté, on prétexte la protection des espaces naturels pour éviter l’étalement de l’urbanisation, en densifiant les secteurs déjà urbanisés (Vandoeuvre), de l’autre, on propose à l’urbanisation des espaces vierges (Villers, Ludres).
ü Incohérence dans le volet ZAC de Brabois et projet peu lisible en terme d’aménagement global du secteur. On peut lire que « La zone 2AU est dite stricte, son règlement interdit la réalisation de constructions dans l’attente de la révision de
ü La création d’espaces nouveaux dédiés à l’implantation d’activités ne se justifie que dans une approche globale :
ü Les déplacements ne correspondent pas du tout aux projets. Pour la zone de Brabois, aucune réponse en terme de déplacement, notamment dans le PDU. L’hypothétique échangeur supplémentaire à hauteur de Villers-Paul Muller ne répondra pas aux déplacements les plus importants, vers les zones hospitalières et le Technopôle (dans sa partie entre l’Avenue Paul Muller et la 974), qui se feront toujours par l’avenue Paul Muller vers le centre de l’agglomération, par l’avenue de
Les services de l’Etat soulignent d’ailleurs fortement ces carences dans le PDU, sans que
Remarques particulières
ü Forêt Espace Boisé Classé
La forêt protégée est classée, mais fait pourtant l’objet de projets qui ne figurent pas dans le PLU ou y sont déjà inscrits (zone Na et Nord Brabois) sur le bois des Fourasses. On affirme en effet « Préserver le patrimoine naturel » « en protégeant la forêt de Haye » qu’on classe Espace Boisé Classé, mais sur laquelle on prévoit une route nouvelle,
ü Parc du château de Brabois
Suite à la tempête de 1999,
ü Terrains de
La présentation des projets pour les terrains de la côte de Villers ne correspond pas à la réalité. On peut lire qu’ « A l’origine
Le PLU affirme « Préserver le patrimoine naturel » « Au niveau du paysage d’agglomération, perceptible depuis des points de vue éloignés », alors qu’on fait le contraire en urbanisant fortement une zone de
Le PLU affirme la « Préservation d’un espace vert, à la fois espace de transition entre le Technopôle et le nouveau quartier d’habitat, espace de liaison entre la forêt de Haye et le parc de Brabois (notamment pour les cavaliers) et espace ouvert de loisirs d’échelle communale, voire d’agglomération », alors qu’on urbanise
Et comment faut-il lire la phrase « En effet, la révision de
Le PLU souligne que « Le plateau reste séparé du reste de la commune par une zone de transition encore quasi naturelle » : l’utilité de cette zone comme espace de transition est affirmée, mais les projets réduisent à néant cette fonction.
Pourquoi construire des bâtiments dédiés à l’activité, alors qu’il y a suffisamment d’offre à proximité (surface inoccupée dans les bâtiments existants du technopôle, possibilité de densification sur les secteurs déjà urbanisés dans la partie entre l’avenue de
La construction de logements sur une zone qui s’est avérée particulièrement dangereuse lors de la tempête de 1999 n’est pas un acte responsable : si la tempête sur ce secteur n’a pas eu d’incidence, c’est parce qu’il n’était pas urbanisé. Il est à remarquer que l’urbanisation jusqu’à présent évitait ce couloir, puisqu’elle était cantonnée dans des zones plus basses moins sensibles au vent (Villers Cottage ou Clairlieu).
La pelouse calcaire de la zone recèle une flore dont certaines espèces sont protégées. Il semble tout à fait déplacé et paradoxal que soit confié à l’aménageur promoteur qui commercialise les terrains,
ü Absence d’une réflexion globale sur l’aménagement du plateau de Brabois
Le plateau de Brabois présente un intérêt à l’échelle de l’agglomération, à plusieurs titres. Tout d’abord, la flore, sur cette prairie calcaire, comporte plusieurs espèces protégées. D’autre part, elle est actuellement un espace naturel remarquable qui offre une perception exceptionnelle sur l’agglomération : si la commune de Villers dispose d’espaces naturels suffisants pour ses habitants, une étude conduite à l’échelle de l’agglomération montrerait l’intérêt d’une zone « libre », avec aménagement réduit, pour des activités libres, comme c’est déjà partiellement le cas actuellement, mais à l’échelle de l’agglomération. Une étude complète du secteur du plateau de Brabois, qui soulignerait le déficit actuel en terme d’équipements, qui retiendrait les éléments forts et les valoriserait (par exemple le château de Brabois à l’abandon actuellement), qui proposerait des équipements destinés à deux types de publics complémentaires, pour des activités en direction des employés du technopôle en semaine et pour les loisirs le week end, en utilisant ou renforçant les équipements sportifs, en complétant les dispositifs d’accueil (commerce, restauration et hébergement), en créant des activités culturelles légères, apporterait un autre type d’aménagement que de l’habitat où on se contente de vendre du terrain et d’aligner les logements sans souci du « fonctionnement » de la zone, faisant du lieu un territoire monolithique privé qui échappera aux habitants de l’agglomération et ne bénéficiera qu’à des intérêts particuliers. Le château de Brabois pourrait être un élément moteur dans cette démarche.
ü Création d’une aire de stationnement pour caravanes (zone Na)
Il est prévu la création d’une aire d’environ
Sur les procédures d’enquête et de concertation
ü Les remarques que nous avons formulées dans la phase de concertation préalable, tant pour la procédure engagée pour
ü Les projets sont décidés sans attendre les conclusions des procédures de concertation préalable ou d’enquête qui n’existent que pour répondre à la législation. En effet, comment expliquer que
ü Une étude globale de l’urbanisation du Technopôle de Brabois ne serait pas un luxe : elle correspondrait davantage à l’aspect « planification » que sous entend un PLU qu’en aménageant ce secteur sans vue d’ensemble réelle, mais plutôt en y alignant les projets de chaque commune en fonction des intérêts à court terme de chacune d’elle. Cela supposerait que la réflexion s’organise indépendamment des mêmes organismes satellites de
ü Nous sommes étonnés de voir que les enquêtes des PLU de Vandoeuvre et de Villers-lès-Nancy ne se déroulent pas en parallèle : ces PLU sont de compétence communautaire ! Nous sommes étonnés que les PLU des communes riveraines (Chavigny) n’y soient pas évoqués quand ils concernent le même secteur. Les projets sur Brabois ne sont pas mis en situation et il n’y a pas l’approche globale qui apporterait la cohérence absente actuellement.
ü A l’époque de la communication facilitée par les technologies nouvelles, alors que